24 février 2009
Roros
Notre excursion a Roros maintenant effectué voici le compte rendu.
Départ à 7h30 de Moholt dans 3 bus, le temps n'est pas franchement génial, averse de pluie et neige mêlées. 150 internationaux au départ et qui s'embarquent pour 3 heures de bus jusqu'à une ancienne mine de cuivre. Arrivés là-bas, bien qu'un peu endormis par le trajet, nous chaussons bottes et casques pour visiter les boyaux terrestres. La balade dure une petite demie-heure et est ponctuée de quelques anecdotes inaudibles parce que 150 dans une mine, ça résonne. Tant est si bien d'ailleurs, qu'arrivés au terme de la balade souterraine les guides testent nos organes et nous font chanter: "Frère Jacques", dans nos langues respectives et en canon. Après cet intermède musical et distrayant nous remontons vers la surface et l'aveuglante lumière d'un jour blanc.
l'oxyde de cuivre dégoulinant sur les parois de la mine

de gauche à droite: Espagne, France, Azerbaïdjan, France
Nous reprenons le bus direction Roros, et arrivés là bas nous pouvons découvrir les rues et ruelles typiques qui font de ce bourg une des cités du patrimoine mondial de l'UNESCO. Malheureusement, celles-ci sont encombrées d'une foule qui s'est déplacée en masse pour assister à un marché pas franchement typique. Entre des Sud-américains qui vendent des gants et bonnets Népalais ainsi que des chemises à franges chéyennes, et un VRP qui fait des démonstrations de perçeuses, on peut dénicher quelques spécialités endémiques, peaux de rennes, saucisson de rennes, luges, traineaux etc. C'est aussi l'occasion pour la sage Norvège de se débrider, la bière, et le glogg (un vin chaud trop sucré) coulent à flot. Heureusement quand on s'éloigne un peu de l'artère principale, on découvre des merveilles:
La journée se termine par un bon repas dans le restaurant d'un hotel, avec au menu, devinez quoi, de la viande de rennes. Nous reprenons le bus le ventre bien rempli, et nous sommes de retour vers 21h.
19 février 2009
Roros ou la ville la plus froide de Norvège
Ce week-end je vais visiter Roros avec un double o barré. Roros est relativement proche de Trondheim puisque qu'éloigné de 150km, ce qui, à l'échelle de la Norvège est relativement peu.
Pour la petite histoire c'est un ancien village de mineur, qui a conservé son centre historique en parfait état, ce qui lui a valu d'être classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Par ailleurs c'est aussi la ville la plus froide de Norvège, et qui, paradoxalement n'est pas dans le Nord du pays. On y a relevé jusqu'à -50,4°C en 1914, et cet hiver il a fait -30°C. Malheureusement, la météo norvégienne semble avoir prévu des températures plus chaudes pour ce week-end.
Quelques photos d'internet:
Ce week-end marque aussi le début du festival Isfit, qui se tient à Trondheim tous les 2 ans et qui cette année a pour thême: "la paix dans le monde". Vaste sujet, mais des intervenants de qualité, dont 3 prix Nobels de la Paix. Malheureusement je ne pourrais assister au discours de Desmond Tutu car je serai en train de revenir de Roros. Le lien pour en savoir plus (c'est en anglais!): Isfit 2009
10 février 2009
Trip to Stockholm
Vendredi 6
Top départ à 16H40 pétante.
Depuis quelques jours le soleil n'a pas encore rejoint ses pénates nocturnes à cette heure là, c'est ainsi que je peux regarder Trondheim s'éloigner au fur et à mesure que le train file sur les rails. Le train qui me mène à Østersund, première étape d'un voyage de plus de 13h ressemble aux TER français; ensuite je changerai pour un train suédois direction Stockholm. Mais pour l'heure le train glisse sur les rails métalliques tel un fondeur sur ceux faits de neige et me mène droit vers l'aéroport en longeant la côte avant de s'enfoncer à l'intérieur des terres en slalomant à travers les reliefs scandinaves. Il faut 2 heures pour rejoindre la frontière, et deux heures supplémentaires pour atteindre Østersund alors devenu Östersund. Le Ø considéré comme passager clandestin et persona non grata reste bloqué à la frontière.
Le voyage jusqu'à Östersund se déroule sans encombre, il est toutefois ponctué par les coups de sirène hurlante lâchés sans vergogne par un conducteur zélé à chaque passage de hameau. Pas grand à se mettre sous la dent et sur la pellicule-carte mémoire, en terme de paysage, le voyage s'étant déroulé majoritairement de nuit. Néanmoins les lumières de la station de ski suédoise d'Äre illuminent la nuit noire en faisant scintiller les milliers de flocon qui tombent.
Après un bref stop à Östersund j'embarque à bord d'un Nattäg suédois et je passe la nuit en compagnie d'une famille suédoise qui part assister à une compétition de Hockey sur Glace. Cette nuit là je dors mal, sans doute un peu déranger par les ronflements de la jeune fille de la famille suédoise. Qu'importe je suis maintenant à Stockholm.
Samedi 7
La journée démarre à 6h30. Réveillé par une hôtesse j'émerge assez rapidement et après un rapide salut à ma famille suédoise je m'extirpe du train pour aller avaler un espresso bien serré pour me réveiller
Je retrouve ensuite Sophie et nous nous attablons autour de notre premier petit déj suédois. Première constatation, en matière de petit déj, les suédois ne font pas vraiment preuve d'originalité puisque nous avalons, sans rechigner néanmoins, les non-traditionnels muffins. Deuxième constat, la vie n'est pas si chère que cela, au regard du coût de la vie en Norvège. Les prix avoisinent leurs homologues parisiens, ce qui semble ravir Sophie:
L'estomac rempli, nous prenons la direction de l'hôtel micro. Cet hôtel est au voyageur ce que le couteau suisse est au randonneur: petit, pratique et pas cher, en témoigne notre chambre: un cube de 3m*3m*3m, pour 3 personnes:
Les toilettes sont à partagées, les douches sont communes bien qu'individualisables mais Internet est gratuit et à volonté. Une adresse à retenir donc. Il est 8H30, il est temps de partir en balade. Malheureusement la brume a décidé d'être de la partie, il faudra composer avec pour le reste de la journée. Sophie tout aussi embrumée a momentanément égaré son code de CB, mais finit par le retrouver tandis que je m'escrime à prendre quelques clichés valables. La tour de Sergels torg, l'Opéra, l'Eglise St Jacob, le parlement s'extraient péniblement de la brume:
Le guide nous est bien utile pour s'orienter et prendre des décisions.
Et justement décision est prise de nous rendre au musée Vasa. Pour la petite histoire (c'est le cas de le dire), le Vasa n'a vogué en tout est pour tout que 30 min. Ce navire, dont la construction a été ordonnée par le roi Gustave Auguste III devait être l'arme principale de la flotte suédoise et permettre à ce même roi d'affirmer aux yeux du monde et notamment des polonais (alors en guerre contre les suédois), la puissance de la Suède. Après seulement 2 ans de construction, le plus grand navire jamais construit en Suède prit la mer lors d'un voyage inaugural célébré en grande pompe, et sombra à quelques encablures de Stockholm après avoir essuyé 2 petites rafales de vent qui déséquilibrèrent le bateau et remplirent ses cales d'eau de mer par l'intermédiaire des orifices à canons. Le plus étonnant est que les constructeurs de l'époque avaient constaté lors d'un test de stabilité, que le navire prenait anormalement de la gite. De peur de provoquer l'ire du roi, l'amiral ne prévint pas le souverain. On chercha les responsables (ou plutôt les personnes à châtier) de ce désastre, et il fut entendu que c'était le roi qui avait fauté en autorisant la construction de ce bâtiment. Ainsi, personne ne fut incriminé, et tout ce petit monde garda la vie sauve.
La visite terminée, nous retrouvons Elodie vers l'opéra. Le déjeuner est vite consommé et le marathon des visites reprend son cours et nous emmène sur Gamla Stan: La vieille ville. On y trouve plusieurs édifices religieux d'influences différentes (au moins de notre point de vue). L'Italie et l'Allemagne se marient harmonieusement tandis que l'ancien palais royal, style Renaissance, rappelle un peu les palais autrichiens. Les ruelles et les places sont assez pittoresques et certains bâtiments évoquent parfois la Belgique.
La brume encore bien présente donne un air de Venise à Stockholm, et le miroir de l'eau, parfois glacée, tente vainement d'élargir l'horizon.
Une courte séance shopping nous ramène dans le cœur de la city. A 18h, tout le monde dehors, circulez, il n'y a plus rien à voir. Nous rejoignons alors le quartier nouvellement dynamique et branché: Södermalm. Une petite atmosphère de Montmartre règne dans les rues pavées et pentues. Des maisons en bois, typiques, côtoient des édifices plus anciens en pierre.
Trouver un restaurant sympathique et encore ouvert après 20H relève de l'exploit. Nous mettons finalement la main sur un petit pub qui, après 20H, accueille quelques poivrots à la dérive. Une mamie un peu trop alcoolisée succombe à mon charme de français, bien malgré moi, et tente de m'embrasser sous les yeux d'un compagnon (le sien?) tout aussi "fatigué"; je résiste, et sa sérénade s'arrête là, dans l'hilarité générale. Nous retournons à l'hôtel d'un bon pas car le vent nous cingle le visage. Une nuit de sommeil réparatrice nous y attend.
Dimanche 8
Une petite grasse matinée et une rapide toilette nous conduise à quitter l'hôtel vers 9H30, à la recherche d'un endroit où prendre notre petit-déj. Le Wayne's café, sorte de Starbuck's local obtient l'accord de tous et nous ravit les papilles. Le ciel a conservé sa couleur grise mais la brume s'est levée et nous autorise donc à prendre quelques photos des bâtiments remarquables de la ville.
l'ancien palais royal
Nous rejoignons le musée d'art contemporain, classé dans nos différents guides comme lieu d'exception à ne pas manquer. A la sortie, l'incompréhension demeure face à certaines "oeuvres" mais globalement le musée fait consensus et obtient une bonne appréciation, la possibilité d'avoir des explications grâce à un audio-guide y étant pour beaucoup. Nous prolongeons notre étape au musée en nous restaurant au restaurant de ce même musée qui offre une vue panoramique sur la city de Stockholm.
Une marche digestive nous mène ensuite à l'hôtel de ville avec l'intention de le visiter. Malheureusement, arrivés là-bas, on nous refuse l'entrée parce que ce bâtiments est avant tout un lieu de travail, donc pas visitable à cette période. Nous nous rabattons donc sur l'architecture extérieure de cet édifice qui présente un certain intérêt malgré son imposante envergure.
les 3 couronnes suédoises, symboles de la royauté.
Nous revenons ensuite dans Gamla Stan pour du shopping, j'ai succombé à un bonnet repéré la veille. L'achat effectué, nous nous accordons un petit thé dans un des nombreux caveaux-bars que compte la vieille ville. Après quelques informations glanées auprès des serveurs du bar, nous nous dirigeons vers un point de vue qui surplombe toute une partie de la ville, qui entre-temps, a revêtu ses habits de nuit. Instantanés de l'instant présent, il est temps de dire au revoir à Stockholm sur ces quelques clichés:
Pour clore le weekend en beauté nous nous régalons de filets de poissons de la Baltique (du moins je l'espère). Nous récupérons ensuite nos affaires laissées le matin même à l'hôtel pour rejoindre l'hôtel d'Elodie qui a gentiment acceptée de nous accueillir pour la nuit.
Lundi 9
Un dernier café en gare de Stockholm et il est temps de quitter Sophie.
Le voyage en train qui me mène de Stockholm à Östersund est féerique, des lacs gelés couverts de neige succèdent aux vastes forêts de pin et autres boulots dont les branches ploient sous le poids de la neige. Quelques collines boisées trompent la belle monotonie de l'horizon ensoleillé. Je n'ai pas assez de 2 yeux pour tout apercevoir et ma tête oscille de droite à gauche pour embrasser l'étendue sauvage, tant est si bien que j'en attrape mal au coup. Quelques maisons en bois apparaissent de ci de là nichées aux creux de clairières et l'on s'attend à voir surgir un troupeau de rennes. Aucune piste, aucune trace ne trouble ce vaste tapis blanc, des souvenirs de récits de Jack London me donnent envie d'enfourcher un traineau à chiens et de me laisser glisser dans ces étendues vierges et glacées.










































